Une maison étudiante aux couleurs de l’Afrique

Une petite Afrique se cache à Ixelles. Mélange de cultures, de langues et de personnalités, découvrez la Maison Africaine des étudiants au parcours unique.

par , et

Dessins: Yves Kulondwa (CC-BY-NC-ND)

Une petite Afrique se cache à Ixelles. Mélange de cultures, de langues et de personnalités, découvrez la Maison Africaine des étudiants au parcours unique.

Dessins: Yves Kulondwa (CC-BY-NC-ND)

Deux grandes bâtisses reliées par un long corridor, prenant place à la rue de Londres et à la rue d’Alsace-Lorraine : voici le portrait de la Maison Africaine. Malgré une architecture européenne, le lieu abrite un mélange bouillonnant de cultures.
La Maison Africaine est riche d’histoires.
Créée en 1961, elle trouve finalement sa résidence actuelle dans les années 1970.

Chaque personne qui y loge vient terminer ses études, accomplir des formations complémentaires ou des stages. D’abord ouverte uniquement aux étudiants congolais, la Maison s’est progressivement élargie à plus de 25 nationalités. Et bien qu’elle accueille majoritairement des étudiants africains, elle héberge depuis peu quelques pensionnaires asiatiques.

Portrait de Thierry Van Pevenage, directeur de la Maison Africaine
Dessin: Yves Kulondwa CC-BY-NC-ND

« Petit à petit, notre principal bailleur de fonds s’ouvre aujourd’hui vers l’Asie du Sud-Est. C’est pourquoi on a aussi ouvert la Maison à cette région. Mais je ne vous cache pas que j’ai pas mal d’autres demandes venant d’un public autre, d’un public qui n’est pas du tout lié aux pays en développement. »

Thierry Van Pevenage – Directeur de la Maison Africaine

Plus qu’un simple logement, la Maison Africaine offre surtout à ses occupants la possibilité d’avoir accès à un service social et administratif. Aspect non-négligeable lorsque l’on rentre dans la jungle et les méandres de l’administration belge.

« On est une toute petite équipe, ici, dont le but est de permettre la bonne intégration des étudiants. Ce sont des étudiants, pour la majorité, étrangers qui viennent d’Afrique. […] Ces étudiants ont un service social et administratif clef sur porte. »

Thierry Van Pevenage
bureau et portrait du directeur de la Maison Africaine
Dessin: Yves Kulondwa CC-BY-NC-ND

L’adaptation dans un pays étranger n’est pas une tâche aisée. La Maison Africaine intervient alors comme un endroit où l’on peut retrouver un peu son chez-soi que l’on a laissé si loin derrière. Un endroit où on peut aussi retrouver des compatriotes. Un endroit où se faire des amis, apprendre, partager, découvrir.

Des échanges, là où on ne les attend peut-être pas.

Nouveau sur Mammouth

Digitalisation de la justice : pour ou contre ?
"Sexisme en coulisse" dans la sphère politique
Pédopsychiatrie : « Le Covid-19 a augmenté l'anxiété des jeunes »
La Belgique reste cramponnée à la cigarette