Street art business : un métier sous les fresques

Qui sont ces organisations qui parviennent, aujourd’hui, à vivre de l’art de rue bruxellois ?

par et

Mammouth

Qui sont ces organisations qui parviennent, aujourd’hui, à vivre de l’art de rue bruxellois ?

Mammouth

Tout comme c’est déjà le cas gare centrale, les rues de la capitale belge vont bientôt abriter un parcours de fresques murales en l’honneur du peintre flamand Bruegel, pour le 450ème anniversaire de sa mort. C’est l’organisation FarmProd qui a été chargée de réaliser ces œuvres au beau milieu de la ville.

Ce collectif de street-artistes représente bien l’essor de cette pratique : les pouvoirs publics les rémunèrent pour décorer la ville et les touristes instagrament leurs travaux, tout en critiquant les tagueurs vandales. Mais ces derniers ne sont-ils pas les mêmes que ceux qui exercent le street-art ? Le graffiti est-il aussi du street-art ? Nous avons tendu le micro à des artistes qui exercent plus ou moins légalement sur les murs de Bruxelles.

Même s’il est compliqué d’estimer le salaire mensuel des street-artistes de Farm Prod, par exemple, force est de constater que cet art de rue les fait vivre aujourd’hui. Cela aurait été inconcevable il y a dix ans. Certains exposent même leurs oeuvres dans des galeries prestigieuses.

Pourtant, au départ, la majorité de ces street-artistes a fait ses classes dans la rue, illégalement. Certains n’ont d’ailleurs jamais souhaité abandonner leur passion pour le vandale, cumulant parfois activités légales et illégales, sous différents pseudos.

Un business qui peut valoir des amendes ou rapporter gros, c’est tout le paradoxe du street-art.

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