Sabine Roberty (PS) : « C'est beau un cimetière »

C’est au cœur du cimetière de la Bergerie à Seraing que la députée wallonne Sabine Roberty (PS) déambule. Un amour inconditionnel pour les cimetières sur lesquels elle a passé 90% de son temps lors de son mandat d'échevine.

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Photo: Thomas Michiels (CC BY NC ND)

C’est au cœur du cimetière de la Bergerie à Seraing que la députée wallonne Sabine Roberty (PS) déambule. Un amour inconditionnel pour les cimetières sur lesquels elle a passé 90% de son temps lors de son mandat d’échevine.

Photo: Thomas Michiels (CC BY NC ND)

Sous un soleil d’automne, à peine arrivée dans le cimetière de la Bergerie, elle s’arrête pour saluer les fossoyeurs et les employés. Accompagnée de son attachée parlementaire et d’une stagiaire de son cabinet, la députée wallonne est excitée à l’idée de faire découvrir, une nouvelle fois, sa passion pour les cimetières. Un amour inconditionnel transmis à son entourage.

L’ancienne échevine des Cimetières de Seraing se passionne pour les sépultures depuis toujours : « J’aime le fait que ce soit un lieu calme, propice à la réflexion et coloré. Un cimetière, c’est beau », entame Sabine Roberty en marchant dans l’une des nombreuses allées de la nécropole. Le regard attentif aux moindres détails, elle pointe chaque différence avec engouement sur les tombes qui défilent, pas après pas : « Sur celle-ci, il y a de petits oiseaux. Sans doute, un monsieur passionné. Et sur celle-là, une lanterne… Certainement un mineur.» Le cimetière est très grand. Légèrement en pente et avec quelques hautes herbes ici et là, le sommet semble inatteignable et les tombes se succèdent à perte de vue.

90% de son temps pour les cimetières

En Belgique, mais aussi à l’étranger, comme en Italie et en France, l’ex-échevine visite régulièrement de nouveaux lieux de repos : « J’ai toujours aimé me promener dans les cimetières et observer les différentes sépultures en détails. J’essaie toujours de me perdre et de découvrir de nouvelles choses à travers plusieurs siècles d’histoire », explique la députée socialiste de 49 ans. Aujourd’hui, l’importance accordée aux sépultures est moindre et l’échevine le regrette : « Avant, on honorait autrement et, avec la perpétuité, on faisait des sépultures plus imposantes. Maintenant, les tombes ont souvent les mêmes formes. Mais je comprends que l’on dépense moins d’argent pour cela ». 

Lorsqu’elle devient échevine en 2012, elle a l’occasion de mettre sa passion en pratique. Alain Mathot, le bourgmestre de l’époque, souhaitait d’abord lui attribuer la compétence des travaux : « Lorsqu’il a commencé à parler des cimetières, mes yeux m’ont trahie », explique-t-elle. Remarquée par le maïeur, elle devient la première échevine des Cimetières de Seraing : « Je travaillais 90% de mon temps sur cette compétence », se rappelle-t-elle.

La vie trouve toujours un chemin, même au cœur des cimetières 

Et si l’automne et le printemps sont les saisons préférées de la socialiste, c’est parce qu’elles rendent les sépultures plus jolies :« J’adore m’y promener quand les tombes sont fleuries. Un cimetière, ça doit vivre et ne pas être sinistre », lâche la députée. « Je dis souvent que la vie trouve toujours un chemin, même au cœur des cimetières. »

Cynthia Charot trouvait les lieux de repos assez froids, mais lorsqu’elle est devenue l’attachée parlementaire de Sabine Roberty, son point de vue a changé : « Je me suis rendue compte que c’était un endroit vivant, serein et reposant toute l’année, alors qu’avant je n’y allais que pour la Toussaint » raconte l’attachée.

Désormais députée au parlement wallon, Sabine Roberty continue de défendre les cimetières à sa manière, notamment lors de certaines commissions et grâce à un nouveau projet. En juillet dernier, elle a commencé à rédiger un “master plan“ pour les 25 cimetières de la région liégeoise où elle prône la biodiversité : « J’ai passé beaucoup de temps au téléphone et étudié sept nécropoles avec l’aide d’un ingénieur. La végétalisation reste la ligne directrice à adopter pour mener au mieux ce projet », conclue-t-elle. Une vision à long terme qui devrait bientôt prendre forme dans les cimetières liégeois.

Sabine Roberty regarde une tombe au cimetière de la Bergerie à Seraing
Sabine Roberty, assise sur un banc du cimetière de la Bergerie à Seraing
Sabine Roberty regarde une tombe cimetière de la Bergerie à Seraing
Sabine Roberty marche au cimetière de la Bergerie à Seraing
Sabine Roberty travaille à son cabinet situé à Seraing
Sabine Roberty, assise sur un banc du cimetière de la Bergerie à Seraing

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