La société controversée d’IA militaire débarque en Belgique
Salvador Rios pour Unsplash
En décembre 2025, Palantir s’installe discrètement à Bruxelles. Pas d’annonce, pas de débat public. Pourtant, cette entreprise américaine spécialisée dans l’analyse de données, notamment à des fins militaires et sécuritaires, est déjà au cœur de l’OTAN, et au cœur de nombreuses controverses.
Ses technologies sont notamment utilisées par la police douanière ICE pour surveiller et traquer en temps réel des personnes en situation irrégulière. Et sur le terrain militaire, ses outils auraient contribué lancer plus de 1000 frappes ciblées en 24 heures, lors des opérations américaines en Iran.
Les technologies que Palantir pourrait déployer en Europe, même si la société controversée n’est pas le seul acteur industriel dans ce domaine, soulève des questions fondamentales sur la transparence, la souveraineté et les droits humains. C’est pourquoi Damien Van Achter, spécialiste des technologies et professeur à l’IHECS, a lancé une pétition pour exiger un contrôle parlementaire du déploiement de l’IA militaire.

