Récits longs d’une Belgique fragilisée
Un cabaret fauché en quête de survie, des gens sur les routes de l’exil qui craignent d’être expulsés, le quotidien du personnel trop peu nombreux d’une maison de repos, la conscience des personnes trans, la crise des Restos du Cœur, la fatigue des sage-femmes d’un hôpital, la fin de l’Article 27 et de l’accès à la culture pour les personnes précaires, les itinéraires urbains du service mobile de douches et la dernière valse d’une école de danse sans subvention… Ce que ces sujets ont en commun ? Ils témoignent d’un tissu social fragilisé, qu’ont été invités à mettre en récit des étudiants en journalisme de l’IHECS.
L’atelier Mook offre aux étudiants qui le rejoignent l’opportunité de rompre avec les impératifs de rapidité, voire d’immédiateté, qu’impose désormais l’écosystème médiatique numérique. Ils sont conviés à s’immerger dans un temps journalistique plus long, au cœur d’une thématique propre à l’enquête ou au reportage.
Les consignes sont simples : faire un pas côté pour raconter l’époque et ses contradictions, à travers un récit incarné dans lequel ils donnent à voir des visages, font entendre des voix et s’emparent du réel. L’écriture et la photographie sont leurs grammaires de base pour pratiquer un journalisme narratif, qui n’oublie pas de se conjuguer avec l’exigence de vérité qu’ils doivent aux faits.
Une fois l’histoire racontée, sa mise en valeur tient dans le concept graphique que les étudiants sont libres d’interpréter, en convoquant beaucoup d’imagination et un peu de technique. Pour les accompagner dans ce processus, qui aboutit à la réalisation de leur Mook, trois professeurs invités : Roger Job (photographie), Frédéric Loore (écriture), Marc Dausimont (graphisme).
Mook Nouveau Western

