Le premier salon belge de la défense ouvre ses portes à Bruxelles

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Photo: Victor van Ypersele

Photo: Victor van Ypersele

Du 12 au 14 mars, Bruxelles tiendra son tout premier salon de la défense baptisé BEDEX pour Brussels European Defense Exhibition and Conference. Un « retour de la Belgique sur la scène européenne de la Défense”, selon le ministre de la défense Théo Francken.

Par rapport aux autres salons, tels qu’Eurosatory en France ou encore le DSEI à Londres, le BEDEX a l’avantage d’être situé à Bruxelles, la porte d’entrée européenne. Les organisateurs entendent pleinement exploiter cet avantage: Mark Rutte (OTAN) et Andrius Kubilius (commissaire européen de la défense) seront présents pour l’ouverture.

L’événement a ainsi été pensé comme un carrefour de rencontres pour les entrepreneurs du secteur de la défense, les institutions (OTAN, UE) et les décideurs publics. « Une place de marché au cœur de l’Europe où tout le monde peut se rencontrer, se joindre, parler, faire des affaires, signer des contrats », résume Théo Francken. Le salon accueillera plus de 150 intervenants dans quelque 20 000 m2 d’exposition au Heysel. 

Le salon met aussi en place différentes conférences sur des thématiques sociétales et techniques comme l’IA et la cybersécurité. 

Une vitrine industrielle d’une Europe de la défense

Par rapport aux autres salons, tels qu’Eurosatory en France ou encore le DSEI à Londres, le BEDEX a l’avantage d’être situé à Bruxelles, la porte d’entrée européenne. Les organisateurs entendent pleinement exploiter cet avantage: Mark Rutte (OTAN) et Andrius Kubilius (commissaire européen de la défense) seront présents pour l’ouverture.

« Avant nous étions les bad guys, mais aujourd’hui, c’est cool, nous sommes les fun guys. »

Stéphane Burton

Pour Julien Compère, CEO de la FN Herstal, principal sponsor de l’événement, le BEDEX est un signal politique fort : « Ça montre que la Belgique reconsidère la défense comme un secteur important et qu’elle souhaite aussi jouer un rôle de leader dans ce cadre-là. » 

Cette dynamique est également soulignée par Stéphane Burton, le président du BSDI (Belgian Security and Defence Industry) : « Avant nous étions les bad guys, mais aujourd’hui, c’est cool, nous sommes les fun guys ». 

Le lancement de ce salon s’ancre dans un contexte géopolitique tendu. Face aux nouveaux impérialismes, la Belgique et l’Europe veulent renforcer leur capacité industrielle pour garantir leur autonomie stratégique. « C’est la fin de la naïveté, on doit aller vers une défense plus proactive », déclare Yassine Rafik. 

Théo Francken poursuit : « Investir dans la défense n’est pas investir dans la guerre… c’est investir dans nos valeurs, notre liberté et notre mode de vie. » 

L’innovation (belge) au coeur du dispositif

Si le salon accueille les leaders mondiaux du secteur (FN Herstal, Lockheed Martin, RTX,…), il a été conçu pour placer les PME belges au centre de l’événement, leur offrant une visibilité maximale.

80 % à 85 % des exposants sont des PME et des start-ups, quasiment toutes belges, ce qui fait la fierté des organisateurs. « On a voulu donner une vitrine à nos PME et ne pas leur donner un coin quelque part à côté des toilettes. On veut mettre le tissu industriel belge en avant », explique Yassine Rafik. 

Une attention particulière est également accordée aux entreprises ukrainiennes, invitées à exposer gratuitement dans le salon. Pour Théo Francken, ce que font ces entreprises est ce qu’il y a de « plus innovatif du monde entier » car c’est en Ukraine que se dessine le « future of war fighting » (l’avenir de la guerre).

L’événement durera trois jours : deux jours réservés aux professionnels du secteur, suivis d’une journée ouverte au grand public.  « L’intérêt de cette ouverture au public, c’est de pouvoir déconfidentialiser les sujets autour de la défense et de les traiter sans le prisme émotionnel qu’on peut voir parfois dans certains médias », justifie Yassine Rafik. 

À terme, les organisateurs ambitionnent de faire du BEDEX un rendez-vous annuel, appelé à s’inscrire durablement dans le paysage européen de la défense. 

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