Le korfbal, un sport moderne bientôt centenaire

Le korfbal est un sport assez méconnu et pourtant il va fêter ses 100 ans d’existence à Bruxelles. Le Royal Olympia Anderlecht korfbal est le seul club de Korfbal de la capitale. On vous emmène à l'entrainement.

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Rémy Rucquoi (CCBY NC SA)

Le korfbal est un sport assez méconnu et pourtant il va fêter ses 100 ans d’existence à Bruxelles. Le Royal Olympia Anderlecht korfbal est le seul club de Korfbal de la capitale. On vous emmène à l’entrainement.

Rémy Rucquoi (CCBY NC SA)

Les enfants jouent ; c’est la fin du match. L’un d’entre eux lance la balle et marque un panier. Toute son équipe exulte et les parents applaudissent. Les U11 (moins de onze ans) terminent leur entrainement. Thore, entraineur des U11, discute avec les parents et joue avec les enfants qui ne sont pas encore partis. Nous sommes au Royal Olympia Anderlecht, un club de korfbal fondé en 1946 après la deuxième guerre mondiale. D’autres clubs existaient avant à Bruxelles, mais ils n’ont pas perduré à cause de la guerre.

Thore est l’entraineur des moins de 11 ans

Thore a découvert ce sport un peu par hasard. « J’habitais en Flandre et je faisais du foot. Ensuite, j’ai déménagé à Bruxelles et j’ai donc cherché un club de sport néerlandophone… j’ai trouvé ce club de korfbal et voilà ». Ici, on parle en effet plutôt néerlandais, mais les francophones sont bien intégrés et les entraineurs parlent les deux langues pour que personne ne se sente exclu. « On essaye de faire en sorte que les néerlandophones et les francophones communiquent et qu’ils ne forment pas des clans, surtout chez les jeunes » précise Thore.

Un sport mixte

Une chose réunit tout le monde, c’est l’ambiance mixte et familiale. « J’ai essayé plein d’autres sports quand j’étais petite, mais j’ai tout de suite adoré le korfbal. Ce que j’aime dans ce sport, c’est que personne n’est exclu : les filles jouent avec les garçons. J’aime aussi l’esprit de famille : tout le monde se connait et s’apprécie dans le club » raconte Lisa, la présidente du club qui joue au korfbal depuis qu’elle a 12 ans.

C’est l’une des caractéristiques de ce sport, depuis son invention en 1902 : la mixité. Il s’agit d’ailleurs du seul sport d’équipe pleinement mixte.

Le joueur qui a la balle ne peut pas dribler, il est obligé de passer la balle

La Belgique est parvenue en 1991 à être championne du monde de korfbal en battant en finale les Pays-Bas, la nation dominante de la discipline. C’est un des seuls titres de champion du monde pour la Belgique, dans un sport d’équipe. Le sport est surtout populaire aux Pays-Bas où il compte plus de 200 000 pratiquants. En Belgique, il y a environ 7000 pratiquants.

Les règles du korfbal sont assez compliquées mais, en résumé, c’est un sport qui se joue avec un ballon, qui a la dimension d’un ballon de football, qui doit être envoyé, à la main, dans un panier, placé à une hauteur de 3 mètres 50. Le terrain est divisé en deux zones, une partie de l’équipe attaque et l’autre défend. Les équipes sont composées de 8 joueurs, 4 hommes et 4 femmes.

Le korfbal peut se pratiquer en intérieur ou en extérieur. Pendant l’hiver le club joue en salle au CERIA et durant l’été, en extérieur dans les installations dédiées. « On a nos propres terrains et notre club house… on est assez fiers de ça ! » lance Lisa, présidente du club.  

Avant de commencer un match, l’entraineur fait le point sur le match précédent. L’équipe première a perdu 12-3 contre le Sparta Ranst le week-end dernier.

Le club compte aujourd’hui une cinquantaine de membres. « Il y a quelques années, on n’avait vraiment pas beaucoup de membres, mais depuis quelque temps ça va mieux. On a de plus en plus de jeunes qui viennent jouer. » Lisa espère même qu’un jour il y aura assez de joueurs à Bruxelles pour qu’un deuxième club puisse exister. La fédération belge de korfbal espère aussi que la discipline puisse se développer dans tout le pays, car aucun club n’existe en Wallonie.

Pour célébrer les 100 ans de présence du korfbal à Bruxelles, la présidente du club est en discussion avec la commune d’Anderlecht. Il y aura quoi qu’il arrive des festivités lors du tournoi « Entre deux paniers » organisé par le club en mai. Dans les années 1990, pour fêter les 75 ans de présence du korfbal dans la capitale, l’Olympia Anderlecht avait affronté une équipe française et ensuite un match Belgique-France avait eu lieu.

Les entrainements sont parfois très fatigants, c’est un sport où il faut beaucoup bouger
Un match de korbal est divisé en 2 mi-temps de 30 minutes
Le korfbal est une passion qui se partage

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