Immunodéprimés, toujours confinés

Dans le contexte de la pandémie de Covid 19, quel est le quotidien des personnes immunodéprimées ? Rencontre avec Stéphane, 50 ans depuis peu et transplanté d'un rein depuis une quarantaine d'années.

par et

Photos: Joshua Miranda, Iam Hogir

Dans le contexte de la pandémie de Covid 19, quel est le quotidien des personnes immunodéprimées ? Rencontre avec Stéphane, 50 ans depuis peu et transplanté d’un rein depuis une quarantaine d’années.

Photos: Joshua Miranda, Iam Hogir

La troisième dose du vaccin commence petit à petit à être administrée en Belgique. A terme, tous les Belges pourront recevoir cette dose de rappel. L’organisation pratique sera communiquée le 27 novembre, de façon à ce que les centres de vaccination puissent mettre en oeuvre la procédure. Sont appelés à la recevoir en premier lieu : les personnes âgées de plus de 65 ans et les immunodéprimés. Cette dernière catégorie a peu fait parler d’elle durant le confinement, et pourtant, ils sont certainement plus à risque que la majorité d’entre nous.

L’immunodépression peut se traduire par une incapacité à produire suffisamment d’anticorps. Sont concernés par cette pathologie, les personnes en traitement de chimiothérapie, les personnes porteuses du VIH (non-contrôlé), celles ayant subi une greffe ou souffrant d’une maladie immunitaire. Bien qu’ils soient nombreux dans le Royaume, entre 300.000 et 400.000 personnes, très peu ont su se faire entendre durant la crise sanitaire.

J’ai dit à ma fille, ‘En fait ce n’est pas une crise, ce sera un marathon. Ne t’attends pas à ce que la vie reprenne dans trois mois. Et malheureusement, les choses se sont confirmées.

Stéphane

Alors que, petit à petit, un déconfinement devient possible pour les personnes vaccinées, ce n’est pas le cas pour les immunodéprimés. Le masque, ils doivent continuer à le porter en extérieur et les distanciations sociales restent tout autant d’application. Tous ces facteurs conduisent à un appauvrissement des relations sociales et à un accroissement de la solitude. Le papa de Delphine, Stéphane, est immunodéprimé. Il témoigne : « Imaginez-vous, ne pas pouvoir prendre ses enfants dans les bras, réduire ses contacts amicaux à deux personnes et à l’extérieur, être angoissé à l’idée de faire ses courses dans un supermarché ».

Nouveau sur Mammouth

Digitalisation de la justice : pour ou contre ?
"Sexisme en coulisse" dans la sphère politique
Pédopsychiatrie : « Le Covid-19 a augmenté l'anxiété des jeunes »
La Belgique reste cramponnée à la cigarette