Guerre et Foi

La religion comme refuge aux victimes de la guerre en Ukraine

par

Crédits photo : Jules Schrooyen

La religion comme refuge aux victimes de la guerre en Ukraine

Crédits photo : Jules Schrooyen

Des bombardements permanents, une peur constante de la mort… comment Dieu survit-il chez ceux qui vivent en plein enfer ? Selon le centre de recherche Razumkov, environ 70% de la population ukrainienne est croyante. Certains ont rejoint la Belgique après l’invasion russe. Concilier sa croyance en un Dieu bon et tout-puissant avec l’expérience d’une invasion et de menaces permanentes n’est pas chose aisée. Pourtant les Ukrainiens n’ont pas l’air de céder à l’apostasie. En Belgique, des églises ont ouvertes. Elles sont des lieux d’accueil pour les victimes de la guerre et ont vu apparaitre des nouveaux croyants au sein leurs rangs.

Les Fois d’Ukraine

Worshipper at Saint Joseph Church, Anderlecht
Église Saint Joseph,
Anderlecht
Voir l’image en plein écran
Ukrainian faith community gathering

En Ukraine, la croyance majoritaire c’est le christiannisme orthodoxe oriental mais ce n’est pas pour autant la seule. Le protestantisme, le catholicisme ou la judaïsme peuvent également être retrouvé sur le prisme des croyances ukrainiennes

Voir l’image en plein écran
Archpriest Dimitry Popescu at Saint Joseph Church

Archiprêtre
Dimitry Popescu

Il n’y avait pas d’église affiliée à l’Église Orthodoxe Ukrainienne (EOU-PM) à Bruxelles avant l’invasion de l’Ukraine en 2022. Grâce à la demande populaire et, comme il le dit, « la volonté de Dieu », l’Archiprêtre Dimitri Popescu est parvenu à ouvrir cette première église. Avant cela, de nombreux Ukrainiens se rendaient dans des églises orthodoxes russes.

Voir l’image en plein écran
Orthodox ceremony — Ukrainian church Brussels
« Pour vraiment connaitre un ukrainien, il faut le rencontrer à l’église » — Archiprêtre Dimitry
Voir l’image en plein écran

Conduit à l’Église

« Maria » d’un village
dans l’oblast de Kiev

« Et j’ai regardé à travers une autre fenêtre et j’ai vu d’autres flammes et d’un coup je ne me souciais plus des bombardements. J’ai vraiment perdu la foi à ce moment. »

Hands clasped in prayer, Ukrainian church Brussels
Voir l’image en plein écran
Maria, Ukrainian refugee in Belgium
Voir l’image en plein écran

En Ukraine, sa famille ne se rendait à l’église que pendant les grandes fêtes. C’est seulement à son arrivée en Belgique qu’elle a commencé à se rendre régulièrement à l’église, fréquentant l’Église Catholique Ukrainienne de Gand. Elle dit :
« J’ai trouvé un endroit où je peux aller, où je peux simplement être. Comme s’il y avait enfin un lieu de paix dans toute cette guerre. Un lieu où je peux être avec ma famille. Où je peux prier avec eux. Où je peux leur parler sans ressentir cette pression permanente de la guerre. Un lieu où je ne ressens pas la crainte de me faire bombarder. »

Elle a commencé à amener ses amis et sa famille à l’église. La prière la réconforte quand elle se fait du souci pour sa famille qui est encore en Ukraine.

Un Refuge pour les Réfugiés

Pastor Viktor Bulezyuk at Bethanie Church, Schaerbeek

Église Bethanie,
Schaerbeek

Pasteur
Viktor Bulezyuk

Le Pasteur Bulezyuk derrière son lutrin. L’inscription derrière lui dit : « Que tout ce que vous faites se fasse avec amour » (1 Corinthiens 16:14)

Voir l’image en plein écran
Bible on a pew at Bethanie Church, Schaerbeek

Le Pasteur Bulezyuk a accueilli quarante Ukrainiens au sein de son église au début de la guerre. Le but était de leur offrir un toit le temps qu’ils puissent s’enregistrer à la commune et ensuite les aider à trouver un logement ou rejoindre une famille.

Voir l’image en plein écran
Pastor Viktor Bulezyuk at Bethanie Church, Schaerbeek
Voir l’image en plein écran
Congregation at Bethanie Church, Schaerbeek

Entre septembre et novembre 2023, le Pasteur Bulezyuk est retourné en Ukraine pour délivrer des vivres entre Kharkiv et Kherson. Les vivres ont été récoltés grâce à l’argent que sa communauté a réussi à accumuler.

Il a demandé aux gens là-bas pourquoi ils ne quittaient pas l’Ukraine. Ils ont répondu qu’ils avaient des proches détenus en Russie. S’ils partent, qui va les accueillir à leur retour ?

« Tout le monde ne peut pas rester en Ukraine. Ne jugez pas ceux qui l’ont quittée. » — Pastor Bulezyuk
Voir l’image en plein écran

Outtakes

A father carries his daughter at Saint Joseph Church
Voir l’image en plein écran
A child watching candles burn
Voir l’image en plein écran

Archpriest Dimitry giving liturgical clothes to the people
Voir l’image en plein écran

Worshippers reaching for the priest's Sticharion
Voir l’image en plein écran

Nouveau sur Mammouth

Lutte contre l’antisémitisme: La Belgique se cherche encore une stratégie
Guerre et Foi
A la rencontre des derniers gardiens de la langue du Christ
Palantir en Belgique