La religion comme refuge aux victimes de la guerre en Ukraine
Crédits photo : Jules Schrooyen
Des bombardements permanents, une peur constante de la mort… comment Dieu survit-il chez ceux qui vivent en plein enfer ? Selon le centre de recherche Razumkov, environ 70% de la population ukrainienne est croyante. Certains ont rejoint la Belgique après l’invasion russe. Concilier sa croyance en un Dieu bon et tout-puissant avec l’expérience d’une invasion et de menaces permanentes n’est pas chose aisée. Pourtant les Ukrainiens n’ont pas l’air de céder à l’apostasie. En Belgique, des églises ont ouvertes. Elles sont des lieux d’accueil pour les victimes de la guerre et ont vu apparaitre des nouveaux croyants au sein leurs rangs.
Les Fois d’Ukraine
Anderlecht
Conduit à l’Église
« Maria » d’un village
dans l’oblast de Kiev
« Et j’ai regardé à travers une autre fenêtre et j’ai vu d’autres flammes et d’un coup je ne me souciais plus des bombardements. J’ai vraiment perdu la foi à ce moment. »
En Ukraine, sa famille ne se rendait à l’église que pendant les grandes fêtes. C’est seulement à son arrivée en Belgique qu’elle a commencé à se rendre régulièrement à l’église, fréquentant l’Église Catholique Ukrainienne de Gand. Elle dit :
« J’ai trouvé un endroit où je peux aller, où je peux simplement être. Comme s’il y avait enfin un lieu de paix dans toute cette guerre. Un lieu où je peux être avec ma famille. Où je peux prier avec eux. Où je peux leur parler sans ressentir cette pression permanente de la guerre. Un lieu où je ne ressens pas la crainte de me faire bombarder. »
Elle a commencé à amener ses amis et sa famille à l’église. La prière la réconforte quand elle se fait du souci pour sa famille qui est encore en Ukraine.
Un Refuge pour les Réfugiés
Église Bethanie,
Schaerbeek
Pasteur
Viktor Bulezyuk
Le Pasteur Bulezyuk derrière son lutrin. L’inscription derrière lui dit : « Que tout ce que vous faites se fasse avec amour » (1 Corinthiens 16:14)
Outtakes

