Descente aux enfers le long du fleuve Amazone

Bénédicte Liénard et Mary Jiménez présentent au FIFF le fruit de leur troisième collaboration : By the name of Tania. Un film hybride qui associe la traite des êtres humains à une véritable perte d'identité.

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Bénédicte Liénard et Mary Jiménez présentent au FIFF le fruit de leur troisième collaboration : By the name of Tania. Un film hybride qui associe la traite des êtres humains à une véritable perte d’identité.

Elles débarquent au FIFF avec en poche le prix du meilleur long métrage international du festival londonien Raindance. Très attendues à Namur, Bénédicte Liénard et Mary Jiménez présentent By the name of Tania en compétition officielle. Dans ce film, le cours du fleuve Amazone correspond à la route de la traite des êtres humains, au Pérou. Une jeune fille fuyant la misère se retrouve piégée et forcée à se prostituer. Le thème de la vulnérabilité attire depuis longtemps les deux réalisatrices, expérimentées aussi bien dans la fiction que dans le documentaire. Tania, elle, sera exploitée jusqu’à ce qu’elle en perde progressivement son corps, puis son identité, jusqu’à ce qu’elle devienne une marchandise. Les propos poignants de Tania, aussi bien que l’esthétique des plans, contribuent à exprimer ce processus de déshumanisation.

Au micro de Mammouth, les réalisatrices belge et péruvienne nous en disent plus sur leurs intentions et la « patte » propre à leurs projets communs.

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