Bernard et Lucien, 70 ans ferme

Immersion rurale chez deux frères en forêt d'Anlier

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Photo : Gaëtan Spinhayer (CC BY ND)

Immersion rurale chez deux frères en forêt d’Anlier

Photo : Gaëtan Spinhayer (CC BY ND)

Ils y sont nés et n’ont jamais connu qu’elle : une ferme ardennaise avec ses bêtes, ses odeurs de feu de chêne et de lait chaud, sa porte en fer et sa bassine jaune. Quand leurs parents mettent un terme à leur carrière agricole, deux des quatre enfants souhaitent perpétuer l’engagement passionné dans la ferme de Louftémont, en forêt d’Anlier.

Bernard et Lucien Danloy, anciens Belges, vivent heureux en ménage. Dans la chaleur intense qui fait mousser le beurre à l’ail, on discute de climat et d’Europe, avec un accent que même les murs ont attrapé.

Les Danloy se plaisent à Louftémont, bien qu’ils regrettent son évolution en village dortoir : le lieu est prisé par des travailleurs du Grand-Duché.
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À gauche, Lucien, bientôt 70 ans. À droite, Bernard de cinq ans son aîné.
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Dans leurs prairies, un système de puits dont les forages plongent à plusieurs décamètres assure l’abreuvement des bêtes.
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Chaque piquet est issu de parcelles forestières que les Danloy possèdent, autour du village. Ils sont tous en chêne et font l’objet d’une grande fierté.
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Lucien, que seule la cuisine lente au feu de bois inspire. « Les très rares fois où j’emploie la bonbonne de gaz, ça crame. »
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« Il n’est pas gâté ! » chantent les deux frères après chaque repas, quand on coupe pour lui de la viande en petits morceaux.
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Il est bien possible à ce stade que Jean-Michel vienne manger ici. Il est leur neveu qui s’apprête à reprendre la ferme à son nom.
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La purée est prête. Avec elle persiste un parfum de noix de muscade dans toute la cuisine.
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Le quatre fois quatre, aussi appelé le coffre à outils.
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« Je ne sais pas ce qu’il chipote encore, il n’a jamais fini avec ses piquets. »
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Faillite d’une maison de repos à Neufchâteau et désarroi des agriculteurs qui doivent clôturer les rivières. Rien n’échappe de l’actualité régionale.
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La ferme des Danloy, c’est aussi deux lave-vaisselles.
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Les branchages sont très épineux, mais les mains calleuses n’en seront pas chatouillées.
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Les vaches retournent en prairie d’ici quelques jours. Aucun piquet trop usé ne peut y rester.
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La clef que tient Lucien ouvre le rucher. Bernard s’est trouvé une passion pour les abeilles en 1976. En 2022, 980 kg de miel de forêt. Le record.
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À l’étage supérieur, Lucien pousse vers Bernard le foin qui fera souper les vaches. Le transit s’opère via les trappes qui relient le grenier à l’étable.
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Henri rêve de devenir fermier. Cet enfant du village vient aider les Danloy dès qu’il peut. Pour la prise de température des vaches qui doivent bientôt vêler, il se contentera d’observer.
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Pourquoi est-ce toujours meilleur sur la cuillère de service, après le repas ? Dans une heure, il faut être à Martelange avec Jean-Michel pour des démarches administratives.
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Les frères ne se risquent pas à la chasse. Ils préfèrent laisser les professionnels et déplorent sa conception de loisir pour fortunés. Ça n’empêche pas un massacre, car au fond, c’est l’Ardenne.
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Les vaches sont élevées pour la viande. Pour la consommation du ménage, des chats et du chien, Bernard en trait une ou deux, deux fois par jour.
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Et Lucien de lui raconter les nouvelles à voix haute. Le journal l’Avenir ne fait jamais long feu dans la boîte aux lettres.
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TV Lux, un sudoku et une bière. C’est l’évasion du soir.
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Pour les deux frères, on ne s’occupe pas des bêtes : on les soigne. L’étable est visitée jour et nuit, avec une attention voulue la plus dévouée possible, envisagée comme un juste retour des choses.
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Dans le lait, on mettra du miel, du café. Le tout accueillera parfaitement une tartine ou un morceau de gaufre pour que ça « s’imbibe de bonheur ».
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Fermiers, forestiers. Louftémont offre localement de quoi vivre aux Danloy. Et le plus longtemps possible, ils comptent bien que ça dure encore.
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