« Appel aux révoltes !" : ASCEP expose au PointCulture

Jusqu'au 8 décembre, sur les vitrines du PointCulture, les étudiants d'ASCEP exposent les objets de leurs révoltes, révoltes à partir desquelles ils ont créé des dispositifs de sensibilisation dans l'espace public.

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Vitrine du PointCulture. Photo : ASCEP

Jusqu’au 8 décembre, sur les vitrines du PointCulture, les étudiants d’ASCEP exposent les objets de leurs révoltes, révoltes à partir desquelles ils ont créé des dispositifs de sensibilisation dans l’espace public.

Vitrine du PointCulture. Photo : ASCEP

En collaboration avec PointCulture Bruxelles, « les agité.e.s », étudiant.e.s du master 1 en ASCEP (Animation SocioCulturelle et Éducation Permanente) de l’IHECS, ont conçu et développé des actions participatives dans l’espace public, à partir de leurs révoltes.

Souvent perçue comme un élément destructif, la révolte peut être un moteur de changement. Et quel meilleur lieu pour l’exprimer que l’espace public, vu comme un bien commun, comme média pour susciter la réflexion ? L’enjeu de l’atelier proposé aux étudiants d’ASCEP par les enseignants Patricia Bouteiller et François Ernotte était donc d’utiliser cet espace public pour y créer des objets de médiation interpellant et interagissant avec un public.

Du 1e au 8 décembre, sur les vitrines du PointCulture (quartier Botanique), « les agité.e.s » exposent un échantillon de leurs projets, qui se déclinent sur divers supports. Ci-dessous, un avant-goût numérique.


Les sifflées

Tips contre le harcèlement de rue

Les Sifflées, c’est un groupe de jeunes qui a décidé de se mobiliser contre le harcèlement dans les lieux publics. Le harcèlement de rue se produit tous les jours dans les rues de Bruxelles. Il prend des formes diverses : comportements individuels et/ou collectifs adressés dans l’espace public pour interpeller, humilier, menacer des personnes, notamment en raison de leur genre. Inscrit dans un système patriarcal, il touche majoritairement les femmes, et affecte leur santé physique et morale. Selon une étude de l’Institut pour l’égalité des hommes et des femmes, dans 86% des cas de violence dans l’espace public en France, aucun témoin ne réagit. C’est l’objet de la révolte de “Les Sifflées” qui ont décidé d’agir sur TikTok. En s’appropriant les codes du réseau social, Les sifflées interprètent en musique la « méthode des 5 D », proposée dans le programme Stand Up. L’objectif de cette méthode mnémotechnique est de permettre aux citoyens d’identifier une situation de harcèlement et d’intervenir de façon simple et sécurisée. Les 5 D correspondent ainsi à 5 verbes d’action :  1. distraire, 2. déléguer, 3. documenter, 4. dialoguer et 5. diriger. Une invitation à devenir le héros d’une personne en difficulté.

Les Sifflées sur TikTok


La vague rose

Visibiliser le mobiliser urbain anti-SDF

Invisibles, les dispositifs anti-sociaux se sont fondus dans le mobilier urbain. À tel point que dans la réalité des usagers de l’espace public, ils n’existent pas. Le projet “La vague rose” entend visibiliser cette problématique en créant de toutes pièces des dispositifs anti-sociaux. Les « agité.e.s » ont interpellé des passants et les ont conscientisés à l’existence de tels dispositifs. Avec l’appui du collectif Design For Everyone qui mène des actions contre la non-neutralité de l’espace public, ils ont créé une carte qui reprend un bon nombre de dispositifs anti-sociaux dans la ville de Bruxelles, toujours dans cette démarche de visibilisation. En vous rendant à l’exposition, vous aurez la possibilité de visionner les dispositifs mis en place au Botanique, à Flagey, à la Bourse ainsi qu’à Dansaert. De plus, vous y retrouverez, à l’aide d’un QR code, tous les témoignages recueillis sur le sujet.


Au coin de la rue

Sensibiliser au sort de personnes sans-abri

Crée dans le Parc du Botanique, Au coin de la rue est un parcours d’écoute de podcasts. On y découvre des récits de vie de personnes ayant une expérience actuelle ou passée en tant que sans domicile fixe. Sur les bancs du parc se trouvent des panneaux reprenant une citation de Paolo, Jo, Rémi ou Willy, ainsi qu’un QR code envoyant vers un lien Soundcloud, donnant accès à leurs témoignages. Le projet est une invitation à porter un regard différent, bienveillant sur des personnes SDF, en commençant par prendre le temps de les écouter.  


Tramdam

L’espace public comme lieu de rencontre

Tramdam, c’est un projet étudiant qui est né de l’envie de créer du lien. Le projet part d’un constat amère : la société évolue vers davantage d’individualisme, et cet effritement des relations interpersonnelles s’accentue depuis le début de la pandémie et la stabilisation d’un contexte sanitaire angoissant. Tramdam a donc eu l’ambition de provoquer des échanges, d’inciter les gens à se sourire et à partager un moment pour briser, l’espace d’un instant, cette bulle sociale qui les isole. Après avoir investi un tram pour susciter des discussions, les étudiants ont convié les habitants de la place Adolphe Max à leurs fenêtres. Sans les masques et munis des bambous distribués dans leurs boites aux lettres, ils se sont offert une parenthèse musicale qui rappelle les applaudissements pour le personnel soignant. L’occasion de se défouler, et partager un moment collectif convivial.

Tramdam est sur Instagram

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