Plaisirs d’Hiver : les commerçants las de vérifier les CST

Le marché de Noël du centre-ville de Bruxelles restera ouvert jusqu’au 2 janvier, pour les détenteurs d'un Covid Safe Ticket, et avec port du masque. Mais, dans un lieu qui n'est pas clos, est-il possible pour les organisateurs des Plaisirs d’Hiver de contrôler tous les CST ?

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Photo : Valentine Vörös (CC BY NC ND)

Le marché de Noël du centre-ville de Bruxelles restera ouvert jusqu’au 2 janvier, pour les détenteurs d’un Covid Safe Ticket, et avec port du masque. Mais, dans un lieu qui n’est pas clos, est-il possible pour les organisateurs des Plaisirs d’Hiver de contrôler tous les CST ?

Photo : Valentine Vörös (CC BY NC ND)

Lorsqu’on pense aux marchés de Noël, nous viennent au nez des fumets de raclette, de tartiflette et de vin chaud. Cette année, les Plaisirs d’Hiver du centre de Bruxelles accueillent 225 chalets, qui s’étendent de la place De Brouckère à la place Sainte-Catherine. On peut s’immerger dans la lumière réconfortante des guirlandes, dans les chants qui nous suivent tout le long du parcours, ou encore goûter un des nombreux arômes de péket. La célèbre Grande Roue surplombe tout le marché. Pour les amateurs de glisse, la patinoire est installée sur la place de Brouckère. 

CST et masque obligatoire

Les Plaisirs d’Hiver ont cependant des règles strictes à respecter, comme la vérification du Covid Safe Ticket. Pour ce faire, les personnes se rendant au marché de Noël, doivent présenter leur carte d’identité et leur CST à une personne dans un chalet. En échange, un bracelet leur sera offert pour avoir accès à la nourriture et aux boissons. Il permet également aux commerçants de vérifier si le CST a bien été contrôlé. Celui-ci ne sera valable que pour une période d’une journée pour toutes les personnes âgées de 16 ans et plus. Cette mesure est appliquée car le Covid Safe Ticket est obligatoire dès 16 ans. Le port du masque est également obligatoire pour circuler entre les chalets. 

« On ne vérifie pas le bracelet et on ne refuse pas l’accès aux non-vaccinés, car on doit bien être rentable !

Un commerçant des Plaisirs d’Hiver

Ces nouvelles règles mises en place par le gouvernement, au Marché de Noël, n’enchantent pas les commerçants. En effet, pour eux, ces restrictions leur font perdre de l’argent. Un vendeur de vin chaud, préférant rester anonyme, nous explique son point de vue sur la situation. « Nous sommes fatigués de ces mesures. Pour nous, c’est le seul moment dans l’année où l’on peut faire notre chiffre d’affaire. On ne vérifie pas le bracelet et on ne refuse pas l’accès aux non-vaccinés, car on doit bien être rentable ! Sinon, si on le vérifie, on doit refuser l’accès à certains clients qui n’ont pas le pass sanitaire et on sera en perte par rapport à ce qu’on a commandé. On a déjà perdu de l’argent, en refusant l’accès à nos services aux non-vaccinés car ils n’avaient pas de CSTEn plus, les nouvelles mesures, on les a apprises la veille de l’ouverture, donc nous n’étions pas préparés à cela. Pour nous, vendeurs, ce n’est pas notre rôle de contrôler si le CST est bien respecté et si les personnes ont bien reçu leurs bracelets. On n’est pas la police. » 

Un autre commerçant nous raconte son sentiment face à ces circonstances. « D’habitude, les chalets sont ouvert jusqu’à minuit. Cette année, on doit fermer à 22h. On perd de l’argent car on aurait dû travailler pendant ces heures-là. Le week-end, c’est le moment où il y a toujours plus de monde. On fait donc beaucoup de ventes, mais avec la fermeture anticipée, on perd ce qu’on aurait dû gagner.»

De plus, aucune zone n’est délimitée pour restreindre l’accès aux non-vaccinés. Tout le monde peut s’y rendre à sa guise et profiter des festivités. D’après Delphine Houba, l’échevine des Grands événements (PS), aucune barrière n’est installée pour des raisons de sécurité, à cause de la foule. 

Néanmoins, pour essayer de contrôler le marché de Noël, le Brussels Major Events travaille avec Proximus pour récolter les données personnelles des promeneurs, afin de surveiller en temps réel, l’affluence de la foule. Les organisateurs des évènements publics en extérieur sont responsables des mesures de gestion mises en place par le gouvernement. A chaque minute, la fréquentation des personnes sur les lieux, est évaluée pour éviter qu’il y ait trop de monde aux mêmes endroits et pour respecter les règles sanitaires.  

Le bracelet et le Covid Safe Ticket sont des solutions mises en place pour maintenir les Plaisirs d’Hiver et limiter la circulation du virus. Toutefois, ces mesures ne sont pas respectées par tous et ce non-respect s’accentuerait avec le temps. Notons que deux chalets ont récemment dû fermer car leurs tenanciers ne respectaient pas les mesures imposées.  

Le CST au marché de Noël
Une dame fait tester un aliment à une cliente. Photo : Valentine Vörös (CC BY NC ND)
Commerçant
Un barman prépare ses cocktails Photo : Valentine Vörös (CC BY NC ND)
Commerçant
Un vendeur de pizza prépare sa pâte Photo : Valentine Vörös (CC BY NC ND)
Bracelet CST
Les cabanes où l’on reçoit le bracelet, pour montrer que le CST en ordre. Photo : Valentine Vörös (CC BY NC ND)
CST - Marché de Noël
Demande, ou non, du CST aux clients Photo : Valentine Vörös (CC BY NC ND)
CST
Vérification du Covid Safe Ticket Photo : Valentine Vörös (CC BY NC ND)
CST - QRC Code
Vérification des QR Code, des Covid Safe Ticket Photo : Valentine Vörös (CC BY NC ND)
Marché de Noël
Rassemblement au Plaisir d’Hivers pour boire un verre Photo : Valentine Vörös (CC BY NC ND)
Marché de Noël - CST
Des personnes boivent des pékets. Photo : Valentine Vörös (CC BY NC ND)

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