Oser se donner la main à Charleroi

Dhélia et Isa aiment se promener main dans la main. Cependant, elles n’osent pas les gestes d’affection en toutes circonstances. Le couple lesbien est parfois mis à rude épreuve dans les rues carolos. Les deux étudiantes témoignent de leur quotidien, le temps d’une balade à Charleroi.

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Photo : Jasmine Mazuin

Dhélia et Isa aiment se promener main dans la main. Cependant, elles n’osent pas les gestes d’affection en toutes circonstances. Le couple lesbien est parfois mis à rude épreuve dans les rues carolos. Les deux étudiantes témoignent de leur quotidien, le temps d’une balade à Charleroi.

Photo : Jasmine Mazuin

L’homophobie est très présente à Charleroi. Les témoignages ne manquent pas sur les réseaux sociaux. Pour comprendre ce phénomène, nous avons rencontré Dhélia, étudiante à l’Athénée royal Ernest Solvay, et sa compagne Isa. Selon elles, l’histoire et la multiculturalité de la ville expliqueraient en partie l’homophobie qu’elles ressentent au quotidien. Plusieurs communautés immigrantes ont importé leur religion à Charleroi, et les religions tiennent bien souvent des propos très durs sur les relations homosexuelles.

Laura Chavatte, assistante sociale à la Maison Arc-en-Ciel (MAC), formule d’autres hypothèses. « Le sentiment d’insécurité est, entre autres, dû au manque d’éclairage dans certains endroits. Une autre cause, ce sont les rassemblements de personnes qui consomment des drogues et ont des comportements agressifs. » Il est important d’écrire que la MAC est l’unique ASBL active pour les causes LGBTQIA+ sur le territoire carolo.

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