Myriam Leroy aux mille passions

Myriam Leroy, journaliste et écrivaine s'est confiée sur ses "passe-temps de mamie" comme elle les appelle, sans en oublier sa passion pour sa chienne Caramelle.  

par

Adeline Thollot

Myriam Leroy, journaliste et écrivaine s’est confiée sur ses “passe-temps de mamie” comme elle les appelle, sans en oublier sa passion pour sa chienne Caramelle.  

Adeline Thollot

Ce n’est pas “Les yeux rouges” – du nom de son dernier roman – mais plutôt le sourire aux lèvres que Myriam Leroy nous attend sur le pas de la porte de sa maison, à Ixelles, en compagnie de sa chienne Caramelle. C’est dans une joyeuse ambiance que nous avons rencontré une femme passionnée qui a beaucoup à partager. A 37 ans, Myriam Leroy a déjà travaillé pour de nombreux médias belges : la RTBF, Vers l’Avenir, Bel RTL, Le Soir Magazine, La Libre ou encore le Focus Vif, pour n’en citer que quelques-uns. Véritable touche-à-tout, elle consacre à présent la plupart de son temps au monde de la littérature et au théâtre.

La colère est un bon moteur de créativité et peut être très enthousiasmante, surtout quand elle est partagée avec d’autres. 

Myriam Leroy

Elle nous avoue que le journalisme a été une étape vers la littérature, un moyen plus accessible pour faire de l’écriture son métier. Pour l’heure, elle a choisi de se consacrer à la fiction, mais elle ne renonce pas au journalisme pour autant. Son deuxième roman “Les yeux rouges” vient tout juste de sortir. On y parle de cyber-harcèlement, un sujet qu’elle connaît bien, pour en avoir été la cible à de nombreuses reprises. “Ce deuxième bouquin, c’est mon engagement. Si je ne croyais pas à la nécessité de faire ça, alors je ne le ferais pas. C’est trop dur. ” Cette histoire, elle l’a “vomie”.  “La colère est un bon moteur de créativité et peut être très enthousiasmante, surtout quand elle est partagée avec d’autres.”

Si les romans ont été sa drogue depuis toute petite, elle a l’impression “de perdre son temps à lire des fictions depuis quelques temps”. Elle préfère se plonger dans des entretiens et des essais, à un moment où le théâtre a aussi pris davantage de place dans sa vie. “Il n’y a rien de plus génial dans la vie que d’entendre des gens rire sur quelque chose qu’on a écrit. “

Une brodeuse qui s’active

Au-delà de ces intérêts, Myriam Leroy voue un culte à sa chienne Caramelle qui la suit partout depuis un an et demi. Toute jeune et pleine d’énergie, elle fait beaucoup de bêtises, mais toujours avec intelligence. Cette fascination lui a ouvert de nouveaux champs d’investigation, notamment pour les documentaires animaliers : “Ça me relaxe à fond ! Je me disais la dernière fois que si je devais recommencer des études je ferais bien vétérinaire.”

Cette femme plutôt casanière, s’intéresse aux thématiques de l’autosuffisance et de la décroissance. Avant, elle n’avait pas la main verte. Aujourd’hui, elle passe un temps précieux à observer pousser ses tomates, concombres et potirons. La fin de la saison approchant, elle a pour projet de commencer un vermicompost, de grandes poubelles dans lesquelles on dépose des lombrics qui se nourrissent de déchets ménagers. “Ça me dégoûte et en même temps, ça me fascine. On va pénétrer dans une saison morte, il faut que je fasse quelque chose de l’ordre du vivant. Et ce truc, ce sera de nourrir mes vers de terre pour faire du compost en prévision du printemps”. 

Des activités pour se préparer à l’arrivée du froid, Myriam Leroy n’en manque pas. Les dernières en date : le crochet et la broderie. A terme, elle a dans l’idée de pouvoir confectionner ses propres vêtements ou au moins personnaliser ses anciens. De plus, le crochet la détend. “Rester à la maison à regarder des films ou des séries en faisant du crochet, c’est ce que je préfère.” Pourtant, cet engouement pour une activité plutôt solitaire a un coût social. “On retire beaucoup de plaisir d’une passion, même si cela demande un engagement. La passion amoureuse par exemple a toujours un coût. Choisir, c’est renoncer et la passion, c’est un choix dévorant.”

Echange avec le public liégeois
Présentation de son deuxième roman “Les yeux rouges”
A la rencontre du public liégeois
Des fans disciplinés en attente d’une dédicace
Myriam et Caramelle
Une bibliothèque à soi
Caramelle prend la pose
Le dernier concombre de la saison
Myriam et Caramelle, une grande histoire d’amour

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