L'ado en quarantaine

Les écoles belges fermées, entre travaux scolaires et liberté, le quotidien des adolescents est bousculé

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Photo : Marie-France Goossens

Les écoles belges fermées, entre travaux scolaires et liberté, le quotidien des adolescents est bousculé

Photo : Marie-France Goossens

Jeudi 12 mars, Sophie Wilmès, la Première ministre belge, l’annonce : dès lundi, les écoles fermeront jusqu’aux vacances de Pâques.

Lundi 16 mars, les écoliers ont un sentiment étrange, ils n’ont plus école, mais ne sont pas en congé pour autant. Cette situation les déstabilise. En ce début de semaine, leurs professeurs ne leur ont pas encore donné de travaux à réaliser, l’occasion pour eux de sortir une dernière fois entre amis.

Tard dans la soirée du mardi 10 mars, nous apprenons que le pays entre en confinement. Les magasins (sauf alimentaires, pharmaceutiques ou librairies) ferment. Le gouvernement prend des mesures drastiques pour lutter contre le Covid-19. Les consignes sont simples, on ne se déplace plus qu’en cas de nécessité. Une nouvelle difficile à avaler pour les jeunes.

Guillaume, 17 ans, se demande bien ce qu’il pourra les prochaines semaines. Plus question de se voir en groupe ! Les sorties entre amis vont laisser place à l’ennui. Il ne faut tout de même pas oublier de s’aérer, mais si Guillaume décide de sortir, une seule personne peut l’accompagner. Aujourd’hui, ce sera son chien.

Pour un jeune ayant une vie sociale développée, cette quarantaine s’avère compliquée. En tant que gamer, Guillaume sait qu’il risque de passer beaucoup trop de temps sur son PC. Il doit se discipliner pour ne pas rester enfermé toute la journée pour autant. Et faire preuve d’imagination pour ne pas trop s’ennuyer. Bien vite, il réalise qu’il aime autant qu’il déteste ce confinement.

En effet, c’est agréable de jouer à la Playstation toute la nuit et d’ensuite se réveiller à l’heure de son choix, mais c’est moins plaisant pour les cours. Il faut trouver la motivation de travailler par soi-même, à distance, et ça, c’est loin d’être évident pour un écolier. Les professeurs leur donnent des devoirs, mais les ouvrir, les comprendre, les faire, c’est une autre étape. Un défi pour les semaines à venir.

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